Monday, May 14, 2007

(traduzione/ traduction) EN BUS VERS LE KARAMOJA


Il était arrive pour moi le moment de prendre un moment plus intimes entre moi et cette terre. Le moment de se connaitre sans intermediaires. Si la grande madame des savanes m’aurait donné le permis de la traverser, j’aurais pu apprécier de la vue de paysages que, aux voyages nocturnes rapides et découverts, sont souvent nié.

Et quelle meilleur façon de la traverser qu’avec un bus ?

Le voyage s’annonçait long, fatiguant, peut être dangereux, sûrement plein de point d’interrogation. L’essence sera suffisante jusqu’à Moroto ? Le bus résistera jusqu’à la fin du voyage ? Il y aura de la place pour mes bagages parmi tous les poulets ? Les Karimojongs armés laisseront passer le bus sans embouches? La siccité va continuer ou on se retrouvera dans la bue dans le milieu de rien ? Et surtout si seulement une de ces possibilité devait être réelle, j’aurais la chance de capter avec mon portable ?

Pour chacune de mes questions, il était lié un souci particulier et réel.

Désormais dès deux mois l’Ouganda se retrouve avec des escortes rationnés et très cher d’essence à cause de la rupture d’un oledotte au Kenya et peut être d’autre causes pas vraiment claires. Aussi si par rapport au diesel, l’essence est un moindre problème, ces bus folkloristiques boivent beaucoup...

En plus, étant qu’ils sont souvent vieux et qu’ils parcourent des routes impossibles pour n’importe quel autre bus européen, les bus locaux s’arrêtent souvent pendant le voyage. Parfois le bus est substitué en temps plus ou moins impossibles ; d’autre fois ils ont abandonnés sur la rue en attendant que quelqu’un se décide à aller le récupérer. J’ai déjà vu des personnes prendre un autre moyen au marcher avec résignation vers le premier village.

Les coqs, comme d’autres types des marchandises, coûtent beaucoup moins chers au dehors de la capitale, parfois la moitié. C’est pour cette raison que notamment au retour vers la capitale, chaque personne se remplisse de sac de charbon, kilos de fruits, sachet des semences, mais surtout de coqs ! ils les vendent à groups, attaché par les pattes, avec les têtes désorientés qui regardent du bas vers le haut les marchandages sur leur chair. Ils viennent après posé par terre, entre pieds et valises, en attendant avec nous la fin de leur voyage.

Un autre problème, sûrement celui qui fait plus peur, est le risque d’attentats armés. Les opérations de désarmement de la part du gouvernement se déroulent de plusieurs mois, mais la situation est encore précaire. Les personnes qui possèdent encore une arme sont celle qui sont fuite aux opération de désarmement et qui résultent donc être les plus dangereuses. Les voitures sont l’objectif le plus attaqué. C’est pour cette raison que quand on voyage en voiture, on voyage pendant la nuit. Pendant la nuit ils ne peuvent pas voir si les personnes ont dans la voiture une escorte armée, donc les risques sont moindres. Les bus ont été attaqués seulement deux fois en deux ans. Donc ce voyage fatiguant et fascinant reste la façon plus sure pour voyager dans la région.

Malheureusement, au dépit du fait que la saison des pluies soit commencée il y a plus d’un mois, dans certaines zones du Karamoja, après les premiers orages, aucune goutte d’eau n’est plus tombée. Les karimojongs m’ont donné le surnom de Nakiru (la femme qui est arrivée avec la pluie) parce que dans mes visites précédentes j’ai été gentiment accompagné par des grandes orages. La malchance vous direz. Une benediction ils disent. Mais égoïstement j’espérais de terminer mon voyage avant de me retrouver dans la bue avec mon bus.

Et enfin, si une seulement des ces possibilités se serait déroulé, j’aurais pu avertir quelqu’un. Heureusement tout est allé pour le mieux et la ligne est disparue seulement quand aux portes de Moroto j’ai vu de loin le cher Ale qui m’attendait. Quelqu’un a protégé mon voyage jusqu’aux dernières mètres.

Le Karamoja s’est fait traverser et il m’a offert de la compagnie, de papotement, de la compagnie, de salut vites et des regards curieux, sous fond de poulet souffrants et paysages à but du souffle. Les montagnes, les cascades, la savane, les villages, les pasteurs et leurs vaches, les femmes et les enfants, les arbres très hauts et ceux à parapluie, quelque dik dik aussi. A fur et à mesure qu’on monte vers le nord le scénario change, les maisons en briques deviennent des cabanes, les grandes cultures laissent l’espace au savanes. Ce voyage est seulement l’entré des richesses que cette terre possède.

Le Karamoja c’est une terre qui enchante. Le vrai mal d’Afrique commence ici.

(traduzione/ traduction) LE JEU DES COULEURS


Une zèbre jeune, un éléphant bleu, une gazelle rouge. Un monde à l’envers? No, seulement l’historie d’un monde un peu plus droit.
Ce n’est pas une école, ce n’est pas un centre de jeux, peut être qu’il soit tous les deux choses ensemble. Un hybride ? No, seulement la combinaison parfaite entre divertissement et enseignement
Ce n’est pas un jeu, il ne requiert pas de la force, c’est amusant. Une magie? No, seulement une grande idée sur laquelle ils se trouvent l’accord les grand et les petits.

Cela c’est l’histoire d’un quartier de couleur rouge, où la misère a le couleur noir, où les femmes s’habillent avec des morceaux de couleur et où les hommes s’assoient à leur coté en demandant quelque chose plus de leurs innocence.

Au milieu de la rue principale il y a une déviation à droite. Un panneau en signale la direction : « Holiday Inn ». La famille Hilton aurait réfléchi deux fois en plus avant d’acheter un auberge ici ; au contraire la famille de l’Holiday Inn n’a pas douté que cela aurait été un investissement très fructueux.
En avançant on se retrouve dans le milieu d’une bidonville pleine de vie, vie de misère, vie de fatigue, mais vie. Au dépit de cela il ne semble manquer vraiment rien, du chapati au poulet pour les grands appétits, aux vêtements de deuxième man pour une soirée un peu spéciale, un container avec un coiffeur pour avoir le cheveux à la mode. Il ne semble manquer rien de tout, tout est peut être à mesure de femme. Tout semble prêt pour une soirée spéciale. Tout est à mesure d’homme.
Mais en tout ces couleurs pour les grands, y a-t-il la place pour un enfant?

Attendez, ne soyez pas sans patiente. La rue ne termine pas là. Tournez à droite, oui, là, entre le container et la baraque abandonnée. Il vous semble encore tout gris ? Mais moi, mois j’entends des enfants chanter ensemble, une femme autoritaire mais gentille répéter l’alphabet et si vous regardez au delà de la porte où il y a l’affiche « Cinéma », vous allez voir des zèbres jeunes, des éléphants bleus, des gazelles rouges. Je vous l’avais dit qu’ils existaient ! Ils sont des enfants avec des T-shirt des milles couleurs, qui apprennent l’alphabète en s’amusant, qui sont attentifs et qui ne se ennuient jamais de répéter tous ce qui apparaisse sur le grand tableau noir.

Sur que c’est une fable, sur que c’est une école, sur que c’est un jeu, sur que c’est une magie, c’est un coin de paradis parmi le couleur noir de la misère et le couleur rouge du sexe, c’est une parenthèse à mesure d’enfant entre le travail de mademoiselles bonsoir et le shopping des hommes. C’est un espoir qui va permettre à ces enfants de rêver une vie meilleure et de la réaliser !

Cette petite école a été ouverte au début de l’année 2007, mais l’histoire du projet Cinéma a débouté bien avant, dans les années ’90, quand un group des jeunes de la bidonville de Kabalagala a décidé d’offrir aux enfants du quartier une alternative à la rue, et ils ont autofinancé un petit cinéma gratuit pour les enfants et payant pour les adultes. Quand ISP –l’ ONG où je travaille – a connu cette asso locale, le projet a été consolidé et on a créé des nouvelles activités pour les enfants. Cinéma, activités sportives et musicales, doublé des films en Luganda, nouvelles activités lucratives pour financer l’association. A partir de 2007 il y a aussi une école d’alphabétisation. Chaque activité est une opportunité concrète pour ces enfants pour sortir de la bidonville: deux joueurs de l’équipe de football ont été admis dans l’équipe nationale du Rwanda et d’Ouganda ; des écoles ont financé les études pour 17 entre eux ; 20 sont parrainés ; pour 40 entre eux il a été crée une école d’alphabétisation. Au même temps les activités de l’association ont créé du boulot, de lieu pour la communauté, des divertissements saines et instructifs.

Cela n’est pas une fable aussi s’il y a une conclusion magique.

Cela c’est une histoire vraie que je vois se dérouler sous mes yeux.

Cela c’est un vrai projet de développement.

Saturday, May 12, 2007

UNA CORRIERA VERSO IL KARAMOJA



Era arrivato per me il momento di ritagliare un momento più intimo tra me e questa terra. Il momento di conoscerci senza intermediari. Se la grande signora delle savane mi avrebbe dato il permesso di attraversarla, io avrei potuto godere della vista di paesaggi che ai rapidi e scoperti viaggi notturni sono negati.

E quale modo migliore per attraversarla se non con un bus?

Il viaggio si presentava lungo, faticoso, forse pericoloso, sicuramente pieno di interrogativi. Basterà la benzina fino a Moroto? Il bus terrà fino alla fine del viaggio? Ci staranno i miei bagagli tra tutti i polli? I karimojong armati lasceranno passare il bus indenne com’è nella consuetudine? La siccità continuerà o ci troveremo impantanati in the middle of nowhere? Se il bus si dovesse fermare avrei la fortuna di captare qualcosa col mio cellulare?

Ad ognuna delle mie domande si ricollegava una preoccupazione particolare e reale.

Ormai da due mesi l’Uganda si trova con il carburante razionato e iper costoso a causa della rottura di un oleodotto in Kenya e forse di qualche altra causa, non dichiarata. Anche se rispetto al diesel, la benzina è presente in misura maggiore, quegli sgangherati bus ciucciano parecchio…

Inoltre proprio perché sono spesso di seconda mano e obbligati ad attraversare strade impossibili per un qualsiasi bus europeo, i bus locali si guastano spesso durante il viaggio. Talvolta il bus viene sostituito in tempi più o meno impossibili; altre volte non riparte più finchè qualcuno non si decide ad andare ad aggiustarlo. Ho già visto persone prendere un altro mezzo o incamminarsi rassegnate a piedi verso il primo villaggio.

I polli, come molte altre merci, costano molto meno rispetto a Kampala, talvolta anche la metà. Per questo, specialmente durante il viaggio al ritorno verso la capitale, ogni persona fa scorta di sacchi di carbone, cesti di frutta, sacchetti di semi vari, ma soprattutto di polli! Li vendono a ciuffi, attaccati per le zampe con le teste confuse che guardano dal basso verso l’alto le compravendite della loro carne. Vengono poi appoggiati a terra, tra i piedi e le valige, aspettando con noi la fine del loro viaggio.

Un altro problema, ed è sicuramente il più preoccupante, e' il rischio di ambush, agguati armati. Il disarmo governativo nella regione è in atto da parecchi mesi, ma la situazione è ancora critica. Le persone che sono ancora in possesso di un'arma, sono quelle che ce l’hanno fatta a sfuggire alle operazioni di disarmo fino ad ora, dunque quelle più pericolose. Le macchine sono un bersaglio favorito. Per questa ragione noi ci muoviamo di notte per attraversare la regione. Quando non si vede chiaramente chi c’è dentro la macchina, non si vede se c’è qualcuno armato e per questo i rischi di ambush diminuiscono. Dei bus sono stati attaccati solo due volte in due anni. Fare questo viaggio folkloristico diventa quindi il modo più sicuro per viaggiare nella regione.

Purtroppo nonostante la stagione delle piogge sia iniziata da più di un mese, in certe zone del Karamoja dopo il primo temporale che ha annunciato l’inizio della nuova stagione, nemmeno una goccia è più caduta. I karimojong mi hanno dato il soprannome di Nakiru (colei che viene con la pioggia) perché nelle mie visite precedenti sono stata accompagnata da grandi acquazzoni. Una sfiga direte voi. Una benedizione dicono loro. Egoisticamente però speravo di terminare il mio viaggio evitando di ritrovarmi impantanata con il bus capovolto. Il mezzo infangato in mezzo alla savana è un’altra delle scene tipiche di questo folkloristico viaggio (vedi foto...).

Ed infine, se una sola di queste possibilità si fosse realizzata, sarei riuscita ad avvisare qualcuno?

Fortunatamente tutto è andato per il meglio e la linea del cellulare è sparita solo quando alle porte di Moroto ho finalmente visto il caro Ale che mi aspettava. Qualcuno ha protetto il mio viaggio fino agli ultimi metri!

Il Karamoja si è fatto attraversare e mi ha offerto compagnia, chiacchiere, saluti fugaci e sguardi incuriositi, sottofondo di polli sofferenti e paesaggi da togliere il fiato. Gli altopiani, le montagne, le cascate e la savana a perdita d’occhio, i villaggi, i pastori e le loro vacche, le donne e i bambini, gli alberi altissimi e quelli ad ombrello, persino qualche dik dik. Via via che si sale verso il nord, lo scenario cambia, le case in muratura diventano capanne, le grandi coltivazioni si diradano e lasciano spazio alla savana.
Questo viaggio è solo l’antipasto delle ricchezze che questa terra possiede.

Il Karamoja è una terra che incanta. Il vero mal d’Africa inizia qui.
P.S. La foto e' di PG. Fortunatamente non appartiene all'esperienza che ho vissuto ma solo a quella che ho visto passando in macchina!